
Le survol de La Réunion est bien plus qu’une attraction : c’est un investissement qui, bien préparé, offre un retour sur souvenir absolument inégalable.
- Le choix de l’heure est encore plus important que celui du circuit pour garantir la visibilité.
- Votre place dans l’hélicoptère, déterminée par le centrage des masses, change radicalement votre expérience visuelle et photographique.
Recommandation : Traitez ce vol comme une mission logistique. Anticipez chaque détail, du mal des transports au plan B en cas d’annulation météo, pour vous assurer que chaque euro dépensé soit justifié.
En tant que pilote, je vois souvent cette lueur dans les yeux des vacanciers. Et puis, je vois le doute. 300 euros. C’est une somme, surtout quand le budget vacances est déjà bien entamé. La question que tout le monde se pose, même à voix basse, est toujours la même : « Est-ce que ça les vaut vraiment ? ». On lit partout que c’est « inoubliable », une « expérience à faire une fois dans sa vie ». C’est vrai. Mais ces formules toutes faites ne vous aident pas à signer le chèque. Elles ne vous disent pas comment transformer cette dépense en un véritable investissement émotionnel.
La vérité, c’est que la rentabilité de ce souvenir ne dépend pas seulement du paysage. Elle dépend d’une série de détails logistiques que la plupart des gens ignorent. Mon objectif n’est pas de vous convaincre à tout prix. C’est de vous donner les clés de la cabine, les secrets de pilote pour que, si vous décidez de décoller, vous ne subissiez pas le vol, mais que vous le maîtrisiez. Oublions les brochures. Parlons stratégie : comment garantir une visibilité parfaite, comment choisir votre « cible » prioritaire entre le volcan et les cirques, comment ne pas gâcher le spectacle à cause d’une simple nausée, et surtout, comment vous assurer que ces 45 minutes deviennent le point culminant de votre séjour à La Réunion.
Pour vous donner une idée concrète de ce qui vous attend, la vidéo suivante vous plonge au cœur de l’un des joyaux de l’île : le Trou de Fer. C’est une immersion visuelle qui complète parfaitement les conseils stratégiques de ce guide.
Pour vous guider dans cet investissement, nous allons décortiquer ensemble les points cruciaux qui feront de votre vol un succès total ou une simple sortie coûteuse. Ce guide est structuré pour répondre à chaque question que vous vous posez, des plus évidentes aux plus techniques.
Sommaire : Votre plan de vol pour un survol réussi de La Réunion
- Trou de Fer ou Volcan : quel itinéraire privilégier si on ne peut en faire qu’un ?
- Comment éviter de malade et gâcher votre vol à cause des turbulences ?
- Pourquoi faut-il décoller à 7h du matin pour avoir un garantie la visibilité ?
- Qui décide de votre place (devant ou derrière) dans l’hélico et pourquoi ?
- Que faire si votre vol est annulé le dernier jour de vos vacances ?
- Quand réserver l’hélicoptère et les gîtes pour ne pas se retrouver bloqué ?
- Matériel et réglages : comment réussir ses photos de lave incandescente ?
- Comment adapter votre effort physique au relief escarpé de La Réunion après 50 ans ?
Trou de Fer ou Volcan : quel itinéraire privilégier si on ne peut en faire qu’un ?
C’est le dilemme classique, l’arbitrage cornélien pour tout vacancier au budget serré. Avec un coût moyen d’environ 300€ par personne pour 45 minutes de vol, choisir son camp est essentiel. Il n’y a pas de mauvaise réponse, seulement un choix qui doit être aligné avec le reste de votre séjour. Mon conseil de pilote ? Ne choisissez pas ce que vous « voulez » voir, mais ce qui complètera le mieux ce que vous « allez » faire.
Le Piton de la Fournaise, avec son paysage lunaire et ses coulées de lave, est un spectacle à grande échelle. Si vous n’avez pas prévu de randonner jusqu’au cratère Dolomieu, son survol devient presque indispensable pour prendre la mesure de ce géant. Vous verrez l’immensité de la Plaine des Sables et, si la chance est avec vous, l’activité du moment. Avant de réserver, un réflexe : vérifiez l’activité volcanique sur le site de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF). Une éruption en cours transforme le vol en une expérience d’un autre monde.
Le Trou de Fer, lui, est un spectacle plus intime et vertical. C’est un climax. Le vol vous mènera à travers les remparts grandioses des cirques avant de plonger vers cette faille spectaculaire où des cascades vertigineuses se jettent dans une nature inaccessible. Si votre séjour est déjà axé sur la randonnée volcanique, choisir le Trou de Fer vous offrira une complémentarité parfaite, vous montrant un visage de l’île que vos pieds ne pourront jamais atteindre. Beaucoup, y compris des pilotes expérimentés, considèrent que c’est l’un des plus beaux endroits du monde à admirer depuis le ciel.
Comment éviter de malade et gâcher votre vol à cause des turbulences ?
Personne n’a envie de dépenser 300€ pour passer le vol la tête dans un sac en papier. Le mal des transports en hélicoptère est une réalité, surtout à La Réunion où les masses d’air chaud qui montent des remparts créent des turbulences. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est largement évitable avec un peu de préparation. La première règle, c’est que les conditions sont généralement beaucoup plus calmes le matin. Les turbulences augmentent avec la chaleur de la journée, rendant les vols de l’après-midi plus « sportifs ».
Quelques conseils pratiques, partagés par toutes les compagnies locales, peuvent changer votre expérience. D’abord, évitez de boire beaucoup d’alcool la veille au soir. Un estomac et une tête frais sont vos meilleurs alliés. Mangez léger avant de partir, mais ne partez pas le ventre vide. Si vous êtes particulièrement sensible, n’hésitez pas à prendre un cachet contre le mal des transports environ 30 minutes avant le décollage. C’est une petite précaution qui peut sauver votre expérience.
Une fois à bord, une technique simple mais redoutablement efficace consiste à fixer l’horizon. Votre cerveau n’aime pas le décalage entre ce que vos yeux voient (l’intérieur stable de la cabine) et ce que votre oreille interne ressent (les mouvements de l’appareil). En regardant loin, vers l’horizon, vous donnez à votre cerveau un point de référence stable, ce qui réduit considérablement la sensation de nausée.

Enfin, parlez-en ! Votre pilote n’est pas juste un chauffeur. Si vous commencez à vous sentir mal, prévenez-le. Il pourra peut-être adapter son pilotage pour être plus doux ou vous donner des conseils supplémentaires. Notre but est que vous profitiez du spectacle, pas que vous le subissiez.
Pourquoi faut-il décoller à 7h du matin pour avoir un garantie la visibilité ?
Si je ne devais vous donner qu’un seul conseil, un seul qui justifie à lui seul la lecture de ce guide, ce serait celui-ci : levez-vous tôt. Réserver un vol à 10h ou 11h en pensant faire la grasse matinée est la plus grande erreur que vous puissiez faire. C’est jouer votre investissement de 300€ à la loterie météorologique. À La Réunion, le spectacle a lieu à l’aube, et la nature ne vous attendra pas.
Le phénomène est immuable et dicté par le relief unique de l’île. Chaque jour, le soleil chauffe l’océan et les terres, créant de l’humidité. Cet air chaud et humide, poussé par les alizés, vient buter contre les remparts impressionnants de l’île. En s’élevant, il se refroidit et se condense, formant des nuages. Ce processus s’accélère au fil de la matinée. Vers 9h ou 10h, une « mer de nuages » commence à envahir les cirques et à coiffer les sommets. Comme le confirment les observations de Météo-France La Réunion, l’apparition de nuages sur les hauts l’après-midi est un scénario quasi quotidien.
Décoller entre 7h et 8h du matin n’est donc pas une simple option, c’est une assurance-visibilité. À cette heure, le ciel est généralement dégagé, la lumière est rasante et magnifique, et l’air est plus stable, ce qui signifie moins de turbulences. Vous mettez toutes les chances de votre côté pour voir le Trou de Fer sans son écharpe de brume ou le cratère du volcan dans toute sa splendeur. Payer pour un survol et se retrouver à raser une épaisse couche de nuages sans rien voir en dessous est une déception immense que je vois trop souvent. Votre réveil difficile sera oublié dès les premières secondes de vol, je vous le garantis.
Qui décide de votre place (devant ou derrière) dans l’hélico et pourquoi ?
C’est la grande question avant d’embarquer : « Est-ce que je serai devant ? ». La réponse honnête est : ce n’est pas vous qui décidez, ni la compagnie, ni le fait d’avoir payé plus cher. C’est le pilote, et sa décision est dictée par une loi immuable : la physique. Le placement des passagers est une question de sécurité et de performance, basée sur le centrage des masses. L’hélicoptère doit être parfaitement équilibré pour voler correctement. Le pilote va donc répartir les poids de chaque passager pour respecter le centre de gravité de l’appareil.
En général, les personnes les plus légères sont placées à l’avant, et les plus lourdes à l’arrière. Cela peut sembler injuste, mais c’est une nécessité non-négociable. Tenter de négocier votre place ne servira à rien et ne fera que retarder le décollage pour tout le monde. Acceptez la décision du pilote, elle est prise pour votre sécurité.

Ceci étant dit, il n’y a pas de « mauvaise » place. Chaque position a ses avantages, et il est bon de les connaître pour ne pas être déçu. Une place à l’arrière, côté fenêtre, est souvent préférée par les photographes car elle évite les reflets du tableau de bord. La place centrale arrière, souvent moins chère, offre une vue des deux côtés, ce qui peut être intéressant. La place avant offre une vue panoramique spectaculaire, idéale pour une première expérience immersive.
Le tableau suivant résume les avantages de chaque position pour vous aider à mieux appréhender votre placement.
| Position | Avantages | Idéal pour |
|---|---|---|
| Place avant | Vue panoramique complète | Première expérience |
| Arrière fenêtre | Pas de reflet tableau de bord | Photographes |
| Place centrale | Vue des deux côtés | Budget limité |
Que faire si votre vol est annulé le dernier jour de vos vacances ?
C’est le scénario catastrophe : vous avez gardé le meilleur pour la fin, et à 7h du matin, le verdict tombe : « Vol annulé, conditions météo ». La frustration est immense. La première chose à savoir est que cette décision est toujours prise pour votre sécurité. Voler dans les nuages à La Réunion, avec son relief escarpé, est extrêmement dangereux. Mais que faire pour ne pas rester sur cette note amère ?
La première étape est de discuter immédiatement avec la compagnie. Les politiques sont généralement flexibles. La plupart proposent un report du vol au lendemain ou à une date ultérieure. Si c’est votre dernier jour, cette option est caduque. Renseignez-vous sur la politique de remboursement. La plupart des compagnies, comme l’indiquent les conditions d’Heliréunion, garantissent un remboursement intégral de votre acompte ou du vol si l’annulation est due à la météo et qu’aucun report n’est possible. Vous ne perdrez donc pas votre argent.
Mais le budget est là, et l’envie de voir l’île d’en haut aussi. Voici quelques plans B à activer immédiatement :
- L’alternative ULM : Contactez sans attendre les bases ULM de Cambaie (dans l’Ouest) ou de Pierrefonds (dans le Sud). L’ULM est une machine plus légère, parfois capable de voler sous la couche nuageuse là où l’hélicoptère ne peut pas aller. L’expérience est différente, plus « aérienne », mais tout aussi magique et souvent moins chère.
- Les alternatives terrestres grandioses : Réallouez ce budget « hélico » à une journée exceptionnelle. Si vous vouliez voir Mafate, foncez au point de vue du Maïdo. La vue y est époustouflante (si les nuages ne sont pas encore montés !). Si c’était le volcan votre objectif, rendez-vous au Pas de Bellecombe-Jacob. Se tenir face au cratère est une expérience puissante qui rivalise avec le survol.
- Une expérience mémorable différente : Profitez de ce budget inattendu pour vous offrir une autre activité phare : une sortie en mer pour voir les dauphins et les baleines (en saison), un baptême de plongée dans le lagon, ou un excellent repas dans un restaurant gastronomique. Transformez la frustration en une opportunité.
Quand réserver l’hélicoptère et les gîtes pour ne pas se retrouver bloqué ?
L’organisation est le nerf de la guerre, surtout sur une île aussi prisée que La Réunion. Penser que vous pourrez réserver votre vol en hélicoptère quelques jours avant, particulièrement durant les vacances scolaires, est un pari risqué. Les créneaux du matin, les plus demandés pour les raisons de visibilité que nous avons vues, partent très vite. La recommandation des professionnels locaux est claire : pour les périodes de forte affluence (octobre à janvier, et juillet-août), il faut réserver le plus tôt possible, idéalement plusieurs semaines, voire mois, à l’avance.
Cette anticipation est encore plus cruciale si vous prévoyez une expérience combinée, comme une randonnée dans le cirque de Mafate. Mafate est un cas d’école : accessible uniquement à pied ou en hélicoptère, ses gîtes sont peu nombreux et très demandés. Il n’est pas rare de devoir réserver son lit 6 mois à l’avance. La stratégie gagnante consiste à synchroniser vos réservations :
- Réservez d’abord vos nuits en gîte à Mafate.
- Une fois les dates confirmées, contactez une compagnie d’hélicoptères pour organiser une dépose ou une récupération, ou simplement un survol qui coïncide avec votre séjour dans le cirque.
Cette coordination vous évite de vous retrouver avec un gîte réservé mais aucun moyen logistique de l’intégrer dans un parcours aérien, ou inversement.
Mon conseil de pilote est de placer votre réservation de vol en hélicoptère au début de votre séjour. Pourquoi ? Simplement pour vous laisser des jours de marge en cas d’annulation météo. Si votre vol prévu le deuxième jour est annulé, vous aurez encore plusieurs matinées pour le reprogrammer. Le programmer le dernier jour, c’est prendre le risque de tout perdre, comme nous l’avons vu.
Matériel et réglages : comment réussir ses photos de lave incandescente ?
Ramener des images spectaculaires de votre vol est une priorité pour beaucoup. C’est tout à fait possible, même avec un smartphone, à condition de connaître quelques astuces. Les vitres des hélicoptères sont traitées pour limiter les déformations, mais le principal ennemi du photographe reste le reflet et la vibration. Survoler le Piton de la Fournaise, parfois à près de 2900 mètres d’altitude, est une occasion unique de capturer la puissance de la Terre.
Le premier défi est de contrer les reflets de la cabine sur la vitre. La solution la plus simple est de porter des vêtements sombres et de coller votre objectif (ou votre téléphone) le plus près possible de la vitre, sans la toucher pour ne pas transmettre les vibrations. Pour les plus équipés, un filtre polarisant circulaire peut faire des miracles pour couper les reflets et saturer les couleurs du ciel ou de la lave.
Le second défi, ce sont les vibrations de l’appareil. Pour obtenir des photos nettes, il faut « geler » le mouvement. Cela signifie utiliser une vitesse d’obturation très rapide. Si votre appareil le permet, passez en mode priorité vitesse (S ou Tv) et ne descendez pas en dessous de 1/1000s, idéalement 1/1200s ou plus. Pour compenser le manque de lumière, laissez les ISO en mode automatique, avec une limite maximale à 3200 pour éviter un bruit numérique trop présent. Enfin, activez le mode rafale : en prenant plusieurs photos d’un coup, vous augmentez vos chances d’en avoir une parfaitement nette.
Votre plan d’action photo en hélicoptère
- Lutter contre les reflets : Portez des vêtements sombres et approchez votre objectif au maximum de la vitre. Utilisez un filtre polarisant si vous en avez un.
- Geler le mouvement : Réglez votre appareil sur une vitesse d’obturation minimale de 1/1000s. Si vous êtes sur un smartphone, assurez-vous d’avoir une excellente luminosité.
- Gérer la lumière : Utilisez le mode ISO Auto avec une limite (ex: 3200) pour compenser la vitesse rapide sans trop dégrader l’image.
- Maximiser vos chances : Activez le mode rafale. Mieux vaut trier 10 photos pour en garder une parfaite que de n’en avoir qu’une seule et floue.
- Anticiper la composition : Le paysage défile vite. Pensez à vos cadres à l’avance et ne vous concentrez pas uniquement sur la visée, levez la tête pour profiter !
À retenir
- Le vol matinal (7h-8h) n’est pas une option, mais une assurance quasi-certaine pour une visibilité optimale et moins de turbulences.
- Le choix entre le Volcan et le Trou de Fer doit être une décision stratégique qui complète le reste de votre programme de randonnées.
- Anticipez les désagréments : une annulation météo ou le mal des transports peuvent être gérés avec un plan B et une bonne préparation.
Comment adapter votre effort physique au relief escarpé de La Réunion après 50 ans ?
La Réunion est un paradis pour les randonneurs, mais son relief, jeune et agressif, peut mettre les articulations à rude épreuve, surtout après 50 ans. Les dénivelés sont souvent importants et les descentes peuvent être particulièrement éprouvantes. Dans ce contexte, l’hélicoptère cesse d’être un simple « spectacle » pour devenir un outil de gestion de l’effort et d’accessibilité. Il représente une manière intelligente de découvrir la démesure de l’île sans pour autant s’épuiser.
Plutôt que de voir le vol comme une dépense isolée, considérez-le comme un complément à votre programme. De nombreuses compagnies proposent des circuits variés ou des déposes personnalisées qui permettent de créer des expériences hybrides. Imaginez : vous pouvez effectuer une longue et magnifique randonnée en descente dans Mafate, et plutôt que de subir la montée éreintante du retour, vous faire récupérer en hélicoptère. Vous profitez ainsi du meilleur des deux mondes : l’immersion de la marche et le confort d’un retour aérien qui préserve vos genoux pour la suite du séjour.
L’hélicoptère vous donne accès à l’inaccessible. Il vous permet de contempler l’intégralité des trois cirques, le Trou de Fer ou le volcan en moins d’une heure, un exploit qui demanderait des semaines de marche intensive. Pour un budget qui, certes, se situe entre 300€ et 350€ pour une expérience satisfaisante, vous vous offrez une vision globale et une compréhension du relief que vous n’auriez nulle part ailleurs. C’est la récompense ultime après des jours d’effort, ou le moyen le plus confortable de toucher du doigt la magie de l’île intense.
Alors, ces 300 euros les valent-ils ? Si vous y allez à l’aveugle, peut-être pas. Mais si vous suivez ce plan de vol, si vous choisissez votre heure, anticipez les imprévus et savez ce que vous voulez voir, alors la réponse est un grand oui. Vous n’achetez pas un tour d’hélicoptère, vous investissez dans un souvenir indélébile. Planifiez votre vol dès maintenant pour vous assurer la meilleure place au-dessus du paradis.
Questions fréquentes sur le survol de La Réunion en hélicoptère
Peut-on prendre des photos pendant le vol ?
Oui, les photos et les vidéos sont non seulement autorisées mais encouragées pendant toute la durée du vol en hélicoptère à La Réunion. Les compagnies le savent et c’est un des grands attraits de l’expérience.
Comment éviter les reflets sur les vitres ?
La meilleure technique consiste à utiliser un manchon noir en tissu ou simplement un vêtement sombre (comme une veste) que vous plaquez contre la vitre pour entourer votre objectif. Cela crée une chambre noire qui élimine la plupart des reflets parasites venant de la cabine. L’usage d’un filtre polarisant circulaire est également très recommandé pour les photographes équipés.
Quels réglages pour contrer les vibrations ?
Pour obtenir une image nette, vous devez utiliser une vitesse d’obturation très élevée. Visez un minimum de 1/1200 de seconde. Pour compenser, mettez les ISO en mode automatique, mais fixez une limite (par exemple 3200) pour ne pas avoir trop de « grain » sur l’image. Enfin, utilisez le mode rafale haute vitesse : vous prendrez beaucoup de photos, mais vous augmenterez drastiquement vos chances d’en avoir une parfaitement nette.